La voix de la raison...
(A diplomacy story)
Assez de ragots et de colportages. Arrêtons de nous laisser abuser.
La 'Gazette' se fait l'écho d'une presse calomniatoire qui ne nous
raconte que ce que certains veulent bien nous faire entendre. Le glas de
la censure et de la désinformation a sonné.
La coupe est pleine...
Heureusement il reste encore aujourd'hui quelques personne éprises
d'honnêteté et prêtes à s'investir pour que la
vérité triomphe. Nous avons mené l'enquête sur
l'article de Paris Match dont la Gazette s'est fait l'écho.
C'est sans aucun doute la recherche du scoop, la quête incessante
du scandale, la nécessité maladive de 'vendre du papier'
qui a fait entrer le loup dans la bergerie. Voilà les résultats
de notre enquête.
L'Histoire
Le magazine Paris Match a dénoncé, dans son article
du 8 décembre 1903, une hypothétique fuite de l'Empereur
d'Autriche-Hongrie alors que son pays sombrait sous les coups joints de
l'Italie et de la Turquie, en s'appuyant sur une photograpie..
La réputation douteuse du magazine et la gravité des
faits nous ont poussés à investiguer. Notre enquête
nous a menés, pour faire toute la lumière sur cette affaire,
sur les douces pentes du Tyrol Suisse, terre paisible dans ces temps de
guerre. Là, impossible de trouver la moindre trace du passage de
l'Empereur. Nous nous sommes donc penchés sur le cliché,
désormais seule piste s'offrant à nous.
Aprés un travail de fourmis nous avons réussi à
identifier le photographe. Il s'agit d'un photographe professionnel du
nord de l'Italie - dont nous ne pouvons, pour des raisons évidentes,
pas révéler l'identité. C'est au cours de notre visite
dans son atelier que toute la lumiére s'est faite.
Il avait, avant de la vendre pour une bonne somme au magazine que l'on
sait, gardé un tirage de la photographie. Et pour cause, la voici
en intégralité...
On y reconnait, de gauche à droite, l'Empereur d'Autriche-Hongrie,
le roi d'Italie, la Tzarine, et Karelle B., la fiancée du Président
francais ce qui démontre la présence de ce dernier. Cette
photographie date réellement de deux ans, alors que les dirigeant
de notre vieux continent organisaient l'entrée de l'Europe dans
le nouveau siècle. A cette époque, il n'était pas
question de guerre et de conquête . Inutile de dire qu'aujourd'hui
pareille photographie serait difficile à reproduire.
Preuve est donc faite que l'Empereur austro-hongrois ne s'est rendu
coupable d'aucune lâcheté. Au lieu de cela elle illustre toute
l'ampleur de la trahison du roi Itlaien envers l'Autriche-Hongrie, qui
après s'être assis à la table des négociations,
a foulé du pied la confiance que l'Empereur semblait avoir placé
en lui.
L'Histoire ne l'oubliera pas.